30 septembre 2006

Persiste et signe...

Dans une tribune récente j’écrivais : le PS est en danger ! Comme, très souvent, certains lecteurs ont préféré m’adresser des mails d’indignation. J’aurais aimé qu’ils écrivent leurs reproches par le mode « commentaire » ! Mais le courage…

Je persiste et signe ...

Ebranlé par le choc du 21 avril 2002, incapable d’adopter une ligne politique en phase avec son électorat traditionnel et ses préoccupations, le PS est en danger au point, qu’il ne se relèvera pas d’une nouvelle défaite en 2007. Aussi, je trouve regrettable que certains de ses responsables et surtout de ses élus locaux, aveuglés par leur intérêt personnel, placent leur souci de réélection personnelle sous la coupe des attendus des sondages. Sourds et aveugles ils prennent le risque d’accentuer le décalage entre le PS et son électorat traditionnel.


Pour retrouver ses électeurs, le Parti socialiste doit retrouver une ligne politique en phase avec son électorat, et choisir celui qui portera cette ligne, car l’un ne va pas sans l’autre. Si les socialistes ont l’habitude des débats démocratiques et pratiquent naturellement «l’art de la synthèse», qui consiste à se réconcilier au terme de débats souvent vifs, faut-il encore que ces débats aient lieu.


Les médias, jouent de plus en plus le rôle de prescripteurs d’opinion en usant des « sondages » et en surexposant telle ou telle personnalité.


Ainsi, les propriétaires ou actionnaires des grands médias ont délibérément choisi Ségolène Royal comme adversaire de leur candidat Nicolas Sarkozy. Le processus fonctionne si bien, qu’il a réussi à intimider certains ténors socialistes. Même Arnaud Montebourg, pourtant toujours prompt à dénoncer, le fonctionnement de la machine médiatique et à se plaindre de l’absence d’éthique ou de la moralité des uns et des autres est tombé dans le piège…


Les soutiens socialistes ont aussi pour argument, en dehors du fait que Ségolène Royal « est une femme » qu’il n’y a qu’elle pour battre Nicolas Sarkozy du fait qu’elle est la madone des sondages.
Cet « argument politique de choc » a séduit des militants et sympathisants. Ils oublient l’essentiel : l’électorat de gauche raisonne différemment.

En outre ils sont imprudents pour une autre raison : si Ségolène Royal devient la candidate officielle du P.S, les donneurs d’ordres « médias » qui, pour le moment, entretiennent son image en mettant en évidence son talent à singer les positions du président de l’UMP, sur les 35 heures, la délinquance ou, plus récemment, l’éducation, lui offriront une campagne médiatique plus soutenue que leurs amabilités actuelles.

Dès lors, il ne restera alors, chez Ségolène Royal, que son discours et sa ligne politique : fort probablement  l’écart entre cette dernière et le projet socialiste fera beaucoup de malheureux, car quel socialiste peut sérieusement prétendre qu’une telle ligne politique satisfera la gauche dans son ensemble ?

Attention à la casse.

Pierre GRIMAUD NOW

Posté par grimaudnow à 19:35 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Persiste et signe...

    Dire encore

    Cadre de la région Poitou-Charentes et proche d’élus de gauche, je vous dis bravo pour oser égratigner S. Royal.
    Son autoritarisme, son impatience maladive, son manque d’idées sur le fond, son utilisation du gadget, du "Chabichou" à la "Charentaise", nous le vivons ici dans nos services. J’espère que d’autres viendront raconter qui elle est et ce qu’elle est réellement.

    Posté par quiditpoitou, 01 octobre 2006 à 19:20 | | Répondre
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